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AREDS célèbre la Journée internationale contre la faim.

AREDS célèbre la Journée internationale contre la faim.  

 

 

Entête article sur l'eau AREDS

L'AREDS a célébré cette journée en collaboration avec les entreprises sociales d'agriculteurs. L'occasion de présenter une variété de plats à valeur ajoutée, préparées à partir de millets traditionnels par les membres et  cultivés biologiquement, sans pesticides et sans produits chimiques. Des représentants de tous les secteurs de l'agriculture étaient présents pour sensibiliser le plus grand nombre à ce thème essentiel à la vie ainsi qu'à l'importance de l'alimentation biologique et à l'engagement de tous les individus à éradiquer la pauvreté et la faim.

 

Chaque année, le 16 octobre, la Journée mondiale de l'alimentation est célébrée pour nous rappeler les défis mondiaux liés à la faim, à la sécurité alimentaire et à l'importance indéniable d'une bonne nutrition.
Cette journée spéciale commémore la création de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en 1945. Une journée pour souligner l'importance de veiller à ce chacun ait accès à une alimentation équilibrée et saine.

 

En tant qu'agent de développement social, AREDS a travaillé avec détermination dans le domaine de la souveraineté alimentaire avec pour objectifs la production d'aliments biologiques sans pesticides et le développe-ment économique des agriculteurs. Elle a aidé les agriculteurs locaux à se regrouper pour créer des sociétés de producteurs agricoles et les transformer en entreprises sociales. Aujourd'hui, quatre sociétés de producteurs fermiers sont au service de la collectivité  grâce à leur produits agricoles biologiques et sains.

Every year on October 16, World Food Day is observed to remind us of the global challenges surrounding hunger, food security, and the undeniable importance of proper nutrition. This special day is a commemoration of the establishment of the Food and Agriculture Organization of the United Nations back in 1945, and it serves as a rallying call for collective action against hunger and promoting proper nutrition. It is a day that underscores the significance of making sure everyone has access to nutritious meals.

 

As an agent of social development, AREDS has been working dedicatedly in the field of Food Sovereignty. With the objective of Food sovereignty, production of poison free organic foodsand the economic development of farmers, it helped the local farmers to form the farmer producer companies and promoted them into social enterprises. Now there are four farmer producer companies under the hood that serves the society with their healthy organic agricultural produces.

 

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Le 16 octobre 2023, au bureau de Panchyat Union, Krishnarayapuram, AREDS a célébré la Journée mondiale de l'alimentation. Un séminaire a été organisé sur l'importance de la culture du millet, sur la façon de fabriquer des produits alimentaires à valeur ajoutée à partir du millet et ses avantages.

 

On 16th October 2023, at Panchyat Union office, Krishnarayapuram, AREDS observed the World Food Day event. A seminar was held on the cultivation of millets and its importance, how to make value added food products from millets and its benefits.

 

Des agriculteurs venus de différentes parties du district de Karur et des fonctionnaires concernés de différents départements ont partici

pé à cet événement et ont partagé leurs connaissances en matière de souveraineté alimentaire. Cette année, la Journée de l'alimentation met l'accent sur l'importance de l'eau. C'est pourquoi la discussion a également porté sur son utilisation de manière raisonnée.

Farmers from different parts of Karur district and concerned Government officials from different departments participated in this event and shared their knowledge regarding food sovereignty. This year's Food Day emphasizes the importance of water. So, the discussion was also held on how to use water wisely.

 

 

 

 

 

 

 

Les agriculteurs ont présenté leurs produits agricoles  à valeur ajoutée, cultivés dans leur propre ferme.

Des produits alimentaires sains et délicieux à base de millets ont été servis aux participants.

 

 

Farmers displayed their Value added organic agricultural products which was grown in their own farm.

Healthy and delicious edible items made from millets were served among the participants.

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Mis à jour le 18/10/2023
SRI LANKA  La communauté tamoule de Malaiyaga

SRI LANKA La communauté tamoule de Malaiyaga  

 

 

Cet article nous est parvenu d'un de nos membres du RIEH  Asie l'organisation HDO pour (Human Development  Organization). Depuis de longues années, cette association accompagne les Malayaga Thamilar, population tamoule travaillant dans les plantations de thé du centre de l’île.
Sensibilisée au sujet, elle a récemment publié un rapport faisant le point sur les difficultés rencontrées par cette communauté, les avancées obtenues et les revendications qui restent à satisfaire. 

 

image d'accueil

 

Au cœur du Sri Lanka, nichée au milieu de ses collines verdoyantes et de ses paysages luxuriants, se trouve une communauté au passé remarquable : Les Malayaga Thamilar. L'année 2023 marque une étape importante pour le peuple tamoul malaiyaga (les Tamouls des plantations de la région des collines) après deux siècles d'existence et un dévouement sans faille à l'essor de l'économie nationale du Sri Lanka.

Leur contribution substantielle aux revenus du pays soulève inévitablement la question de savoir s'ils devraient bénéficier des mêmes droits que leurs concitoyens, malgré leur rôle essentiel en tant que pilier économique. Ironiquement, ce groupe subit une profonde oppression sur les plans social, politique, culturel et économique. Il est donc impératif d’examiner de près leur parcours et les défis persistants qu’il rencontrent dans leur quête de reconnaissance, de dignité et d’égalité.

Les Tamouls des plantations, originaires de l’Inde, ont entrepris un voyage transformateur au Sri Lanka (anciennement Ceylan) au cours des 19e et 20e siècles, pour travailler dans les plantations florissantes de l'île. Cette communauté, souvent désignée comme les « Tamouls indiens » au Sri Lanka, trouve es racines principalement parmi les travailleurs envoyés par des groupes affectés par des castes du Tamil Nadu, situé dans le sud de l'Inde. Leur histoire est celle d'une migration, d'une adaptation et d'une contribution vitale à l'histoire des deux pays.

 

Crise d'identité de la communauté tamoule de Malaiyaga 

Selon le recensement de 2012 au Sri Lanka, les Tamouls indiens représentaient 4,2 % de la population, totalisant 842 323 personnes. Bien que le gouvernement sri-lankais et le département du recensement les désignent comme les Tamouls d'origine indienne (IOT), cette communauté comporte également d’autres identités telles que : les Up Country Tamils, les Hill Country Tamils, les Plantation Tamils et les Malaiyaga Tamilar.

Il est intéressant de noter qu'une partie des Tamouls indiens ayant obtenu la citoyenneté sri-lankaise choisi de s'identifier en tant que Tamouls sri-lankais en raison des complexités entourant les droits de citoyenneté historiquement absents. Ce choix s'explique par l'absence historique de ces droits.

Cette question a suscité des débats au sein des cercles civils et politiques, mais un consensus n'a pas encore été atteint. Pour promouvoir une plus grande inclusion et préserver les diverses identités, le gouvernement du Sri Lanka ou le département du recensement pourrait envisager d'introduire la possibilité pour les individus de s'identifier en tant que Malayaga Thamilar, reflétant ainsi la palette nuancée aux multiples facettes de cette communauté dynamique.

 

Où se situe t-elle ?

La communauté tamoule Malaiyaga est principalement établie dans les collines centrales du Sri Lanka, en particulier dans les districts de Nuwara Eliya, Badulla, Ratnapura, Kandy et Matale. Ils résident également dans d'autres districts comme Kegalle, Kalutara, Moneragala, Galle, Matara Kurunegal, etc. Cette communauté est centrée autour de l’industrie des plantations de thé et de caoutchouc, en particulier dans les régions montagneuses comme Nuwara Eliya, Hatton, Maskeliya, Badulla, qui sont des centres actifs de la production de thé. Cet alignement géographique a non seulement façonné leurs moyens de subsistance, mais a également contribué de manière significative à l’économie, à la société et à la culture du Sri Lanka.

 

Une contribution économique

Derrière la célèbre marque de thé Ceylan, se trouve une communauté de travailleurs dévoués des plantations de thé, qui joue un rôle crucial dans la croissance économique du Sri Lanka. Leur contribution va au-delà de la culture des feuilles de thé, car ils sont une source majeure de revenus étrangers grâce aux exportations de thé et de caoutchouc. Le thé de Ceylan apprécié par des millions de personnes dans le monde, est le fruit du dur labeur de ces travailleurs. Cependant, derrière cette réussite se cache une réalité très contrastée :  la vie de ces travailleurs reste souvent dans l'ombre, marginalisée malgré les éloges de l’industrie. Alors que le thé de Ceylan est savouré à travers le monde, ceux qui le cultivent demeurent largement invisibles et marginalisés. Ce paradoxe souligne une vérité troublante : au milieu des louanges de l'industrie, les travailleurs des plantations de thé font face à une marginalisation persistante.

 

La pauvreté 

Un drôle de paradoxe se dessine alors que la population la plus touchée par la pauvreté demeure largement méconnue malgré son rôle crucial dans l’économie nationale. Étonnamment, les statistiques de l'enquête sur les revenus et les dépenses des ménages en 2017 (HHI&ES) indiquent une baisse du taux de pauvreté parmi ces individus à 8,8 %, (comparé à 1,9 % pour la population rurale), un plongeon significatif par rapport aux 32 % enregistrés en 2006/07. Pourtant, ces chiffres, bien qu’encourageants, doivent être examinés avec scepticisme, car la réalité de leur vie révèle une tout autre histoire. Les difficultés concrètes telles que l'accès limité à l'éducation, aux soins de santé, aux services publics et aux équipements de base persistent, jetant une ombre sur ces données apparemment positives. Alors que l'économie du Sri Lanka progresse, il est essentiel de reconnaître les disparités persistantes qui touchent les plus vulnérables. Les défis auxquels ces communautés sont confrontées vont au-delà des pourcentages et des statistiques. Leurs voix, leurs expériences et leurs luttes quotidiennes rappellent que le véritable progrès ne se résume pas à des chiffres sur le papier, mais concerne le bien-être global et la protection des droits de tous les citoyens. Pour combler ce fossé, il faut des efforts globaux visant à permettre à ceux, piégés dans le cycle de la pauvreté de contribuer à la création d'une société plus équitable, plus juste et plus démocratique pour tous.

 

Le droit à l'alimentation

La récente récession économique et la crise alimentaire qui en a résulté ont eu un impact grave sur les communautés vulnérables, en particulier celles vivant dans les plantations. Cela englobe les travailleurs des domaines, les femmes, les enfants, les agriculteurs et les travailleurs journaliers. Au Sri Lanka, le taux d'inflation alimentaire a atteint le niveau alarmant de 57,4 % en juin 2022, rendant l’obtention de repas nutritifs difficiles pour de nombreuses personnes.

Bien qu’il n'y ait pas de données spécifiques sur la situation alimentaires dans les plantations, il est clair que de nombreuses personnes ont dû ajuster leur alimentation en raison de l’augmentation des prix, réduisant ainsi leur

accès à des aliments nutritifs.

Le manque d'accès à l'éducation pour les femmes, leur faible statut socio-économique et l'insécurité alimentaire aggravent la malnutrition, en particulier parmi les femmes et les enfants des communautés de plantation. Le Sri Lanka se classe parmi les dix pays ayant les taux les plus élevés de malnutrition infantile et la crise économique actuelle aggrave la situation en limitant l’accès aux produits de première nécessité, affectant ainsi la nutrition et l’éducation des enfants.

Cette situation conduit à un risque accru d’abandon scolaire parmi les enfants des plantations, car leurs besoins fondamentaux deviennent prioritaires. De plus, il y a eu une hausse notable d’incidents à haut risque en matière de protection de l'enfance, tels que les agressions sexuelles et les violences physiques, dans les districts clés des plantations. Une action urgente est nécessaire pour briser ce cycle de la malnutrition et d'abus physique.

 

Terre et logement

Les droits à la terre et au logement, restent une question litigieuse et complexe pour les habitants des plantations des régions montagneuses. Il est choquant de constater que 67,8 % d’entre eux (enquête HHI&E 2012/2013) résident toujours dans des chambres de passage héritées de l'époque coloniale, sans en être propriétaires, ni de la terre en dessous. Bien que des projets de logement aient été lancés au sous différents gouvernements, leur mise en œuvre doit être accélérée et leur portée élargie.

Les droits linguistiques sont une autre préoccupation urgente. Les communautés des plantations souffrent d’un manque flagrant de fonctionnaires parlant tamoule dans les institutions gouvernementales, en particulier dans les régions où elles prédominent. Cette sous-représentation les place dans une situation difficile. Pour relever ces défis, une approche multidimensionnelle est nécessaire. Le 13e amendement souligne l’importance des droits linguistiques au Sri Lanka, visant à garantir une représentation linguistique équitable. Assurer la légitimité de la propriété foncière, moderniser les conditions de logement et promouvoir l'inclusion linguistique sont des étapes cruciales. En outre, l'accélération et l'extension des initiatives de logement peuvent considérablement améliorer la qualité de vie des travailleurs des plantations. Des droits fonciers et des droits au logement équitables, associés à l'inclusion linguistique, sont essentiels pour améliorer la vie de ces communautés marginalisées et renforcer leur capacité d’action.

 

Accès aux Services publiques

Dans le district de Nuwara Eliya, les communautés tamoules rencontrent des difficultés d’accès aux services publics, en raison de la surpopulation. Cette région, relevant des secrétariats divisionnaires d’Ambagamuwa et de Nuwara Eliya, compte entre 225 483 et 232 466 habitants, ce qui pose un défi majeur pour la prestation efficace des services publics dans ces régions.

La situation est aggravée par l'article 33 de la loi sur le Pradeshiya Sabha aggqui limite l’accès des autorités locales à ces communautés, soulignant la nécessité pressante de modifier cette loi.

L’accès limité aux services publics essentiels pour la population tamoule appelle des réformes globales.

Pour résoudre ce problème, il est nécessaire de réduire la surpopulation tout en plaidant en faveur d’un accès équitable aux services publics prévus par la loi sur le Pradeshiya Sabha et la récente décision du Cabinet (2019) visant à augmenter le nombre d'électeurs dans les secrétariats divisionnaires.

Des modifications législatives pourraient permettre d’assurer que les services de l’État soient accessibles à tous, surmontant ainsi les obstacles actuels aux droits des communautés tamoules de la région.

 

L'éducation et la santé

L'éducation et les soins de santé posent toujours un défi majeur, pour les populations des plantations au Sri Lanka, malgré les ressources allouées au niveau national.  Dans les régions montagneuses, les disparités sont évidentes, avec seulement quelques écoles 1 AB proposant un enseignement scientifique et un internat.

Pour illustrer le déséquilibre, le district de Nuwara Eliya, bien que comptant une importante population tamoule, offre moins d’écoles répondant à leurs besoins, par rapport à d'autres communautés. Cette disparité flagrante en dit long sur la répartition inégale des ressources physiques et humaines.

Ces inégalités ont un impact tangible sur le bien-être et le potentiel des communautés des plantations. L'accès à une éducation de qualité et à des soins de santé est essentiel pour rompre le cycle de la pauvreté et autonomiser ces populations marginalisées. Des investissements ciblés et des politiques appropriées peuvent contribuer à rétablir l’équité en matière d’éducation et de soins de santé, offrant ainsi à chaque individu, quel que soit son milieu d’origine, la possibilité de s'épanouir.

 

Service médical et sanitaire de la plantation

L'amélioration des services médicaux et sanitaires dans les plantations est essentielle pour s'aligner sur les normes nationales et internationales. La situation préoccupante des droits sexuels et reproductifs des enfants et des femmes au sein de ces communautés, est un sujet d’inquiétude. Actuellement, la majorité des dispensaires des plantations sont dirigés par des assistants médicaux du domaine, ce qui pose un vrai défi au système national de santé. Pour résoudre ce problème, une rénovation complète de l'infrastructure sanitaire dans les plantations est nécessaire. Cela implique l’adoption de normes plus strictes, la fourniture de soins spécialisés pour les groupes vulnérables et la formation de  professionnels de santé plus qualifiés afin d’améliorer la qualité des services médicaux. Reconnaissant l'importance d’un accès équitable à des soins de santé de qualité pour tous, ce projet vise à améliorer la vie des communautés des plantations tout en contribuant à la création d’une nation en meilleure santé. Par le biais de la collaboration et d’interventions stratégiques, nous pouvons progresser vers une égalité des soins et un système de santé plus solide et plus équitable.

 

Droits à la subsistance

Le droit à un moyen de subsistance est fondamental, mais les planteurs de la région des hautes collines luttent pour l'obtenir. Leurs salaires dépendent de conventions collectives qui n’ont pas été révisées depuis un certain temps, en raison d’un blocage dans les négociations entre les syndicats et la fédération patronale. Cela soulève des préoccupations concernant le respect de la responsabilité sociale des entreprises et du Pacte mondial de l'ONU.  Les travailleurs des plantations reçoivent actuellement les salaires journaliers les plus bas du pays, ce qui les maintient dans une pauvreté persistante. Pour résoudre ce problème, des mesures urgentes s'imposent, notamment la révision des accords salariaux, la promotion de négociations équitables et le respect de pratiques commerciales responsables. Prioriser les moyens de subsistance de la communauté va au-delà de l’obligation morale, c'est également un moyen de créer une société plus équitable. En veillant à ce que leur droit fondamental à la subsistance soit respecté, nous pouvons contribuer à briser le cycle de la pauvreté et à renforcer l'autonomie de ces communautés marginalisées. Cependant, la présence d'entreprises ou d'organismes publics (JEDB, SLPC ou EPL) dans de nombreuses plantations crée des lacunes qui entravent à la fois les projets de développement nationaux et l'accès équitable à ces populations marginalisées.

 

La Réforme constitutionnelle

Pour renforcer l'intégrité politique du Sri Lanka et soutenir la bonne gouvernance démocratique, il est recommandé de rétablir un système de Sénat avec une représentation égale des minorités et des professionnels. Ce système viserait à favoriser les pouvoirs et à garantir des pratiques politiques crédibles. En particulier, tous les projets de loi présentés devraient être examinés par le Sénat avant d'être approuvés par le Parlement, ce qui renforcerait la transparence et la responsabilité dans le processus législatif.

 

La représentation politique

L'appel à un changement du système de représentation proportionnelle actuel, qui est sujet à la corruption et associé à la violence, gagne en importance en vue d’un paysage politique plus équitable. Il est intéressant de noter que ce système semble bénéficier aux minorités démographiques, notamment à la communauté tamoule de Malaiyaga et aux musulmans. Ainsi, des partis politiques et des mouvements civils plaident en faveur d'un système parlementaire hybride dans le cadre de la nouvelle constitution, qui combinerait le système électoral et la représentation proportionnelle. Cette approche innovante vise à renforcer la communauté tamoule de Malaiyaga, mais aussi les populations cinghalaises et musulmanes dispersés à travers le pays. En favorisant une inclusion politique plus large et en garantissant les droits de divers groupes, cette proposition cherche à promouvoir un cadre démocratique plus représentatif et harmonieux pour l’avenir politique du Sri Lanka.

 

Recommandations

Après deux siècles, le discours récent sur le changement de paradigme dans le secteur des plantations au Sri Lanka, met en avant la nécessité de redéfinir les travailleurs comme des citoyens égaux et à part entière, garantissant ainsi leurs droits fondamentaux. Au cœur de cette transformation se trouve la nécessité d’introduire un salaire décent, mais cela va au-delà de l’aspect financier. Cela implique une refonte complète des secteurs de la santé et de l'éducation, ainsi qu'un programme de développement pour la région.

L’intégration des établissements de santé des plantations dans le système sanitaire national est un élément central de cette approche pour assurer un accès équitable à des soins de qualité pour tous. Des actions positives et des programmes de développement ciblés sont nécessaires pour combler les fossés historiques, égaliser les chances et habiliter les personnes marginalisées. La transformation envisagée englobe également la résolution des problèmes liés à la terre et au logement, y compris la clarification des droits fonciers et la création de plans de logement modernes. La diversification des moyens de subsistance, soutenue par une formation rigoureuse et l'accès à la terre et aux ressources de production, donne vie à un progrès durable et à l’autonomisation des individus. Un plan d'action à court et à long terme, un programme et un mécanisme sont nécessaires pour accélérer le développement durable de la communauté. La promotion de la diversité linguistique conformément au 13e amendement, est un élément clé. La création d'une commission sur le peuple malaiyaga est également importante pour protéger les droits des groupes minoritaires ethniques, religieux, culturels et sexuels.

Le chemin du Sri Lanka vers la transformation est multiple, complexe et interconnecté, nécessitant un effort collectif en faveur d'un avenir caractérisé par l'équité, la justice et la prospérité.

Au fur et à mesure que cette nation entre dans une nouvelle ère, la transformation de la communauté tamoule de Malaiyaga (secteur des plantations) témoigne de la volonté résolue de construire une société digne qui valorise et responsabilise chaque citoyen du Sri Lanka.

 

recommandations

Pour accéder au document original en anglais, cliquez ici

 

 
Mis à jour le 22/09/2023

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Au Kivu, la Chefferie de Buhavu s’engage pour la poursuite de l’Action territoriale

Au Kivu, la Chefferie de Buhavu s’engage pour la poursuite de l’Action territoriale  

 


 

Une étape importante vient d’être franchie pour l’Action territoriale animée par les membres du RIEH au Kivu (RDC). La Chefferie de Buhavu a publié un texte dans lequel elle affirme son rôle de direction politique de l’Action territoriale pour maîtriser le cours des rivières, reboiser et développer une agriculture régénératrice et rémunératrice.

 

Au passage, elle décide de nommer cette action - jusqu’ici désignée par le sigle ATEDD (Action territoriale pour el Développement durable) - Action territoriale pour bien vivre avec les rivières (ATERRIVIERES).
Ce choix témoigne du véritable traumatisme ressenti par la population suite aux inondations de mai dernier qui ont fait des centaines de morts et provoqué le déplacement de milliers de personnes. Les domaines couverts par l’action restent cependant les mêmes, car pour prévenir les inondations il faut reboiser et lutter contre les érosions et cela suppose que l’agriculture soit régénératrice des sols en même temps qu’elle procure aux exploitants un revenu décent.

La Chefferie est en RDC dans un territoire rural l’entité administrative de base. Elle compte environ 700 000 habitants pour une surface de 3500 km2, soit une forte densité de 200 h/km2. C’est dire qu’il y a un véritable changement d’échelle par rapport à la phase pilote qui concernait 4 localités d’environ 15 000 habitants chacune.

Dès le départ, les organisations locales du RIEH qui ont lancé l’action ont souhaité la placer sous l’autorité des chefferies. Cet engagement de la Chefferie de Buhavu est donc un aboutissement.

Naturellement ces organisations continueront à jouer un rôle de proposition et d’animation et ceci se concrétise par le fait qu’Eric Bisonga, qui est désigné par la Chefferie comme le chef de projet, est le Président du Groupe Espoir de Vivre, qui est membre du consortium, et un des piliers depuis de nombreuses années du RIEH au Kivu.

Ainsi, même en l’absence de financements extérieurs pourtant nécessaires à terme, l’Action territoriale continue.

 

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Mis à jour le 20/09/2023

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KIVU, APRES LES CATASTROPHES, DES REPONSES POUR AGIR...

KIVU, APRES LES CATASTROPHES, DES REPONSES POUR AGIR...  

 

 

Il s’est tenu en date du Mercredi 21 Juin 2023 un colloque sur la problématique des rivières de Kalehe. Ce colloque a été organisé sous le thème « AGIR POUR CONTRÔLER LES INONDATIONS, REBOISER ET DÉVELOPPER UNE AGRICULTURE DURABLE DANS LE BASSIN DU LAC KIVU : Problématique des inondations dans la partie Ouest du bassin du lac Kivu, Territoire de Kalehe, Sud-Kivu ».

 

assistance

Ce colloque a été organisé par le Centre Régional d’Études Interdisciplinaires Appliquées au Développement (CEREIAD) en partenariat avec la Chefferie de Buhavu, CADRE, DCLI-RIEH, Fondation Matendo, CAM, GEV et s’est déroulé sous un format hybride de rencontre : en présentiel et en ligne. 82 personnes se sont rencontrées en présentiel au campus de l’Université Catholique de Bukavu (UCB) à BUGABO, accompagnés de 23 participants qui ont suivi la séance en ligne. La modération de ce colloque a été assurée par le Prof. BAHATI SHAMAMBA, directeur du CEREIAD.

 

RAPPORT DU COLLOQUE ORGANISE A BUKAVU

 

Le colloque a commencé vers 09h25 locales de Bukavu par la présentation de la thématique du colloque, la présentation du projet ATEDD sous lequel les investigations qui font objet de la thématique ont été effectuées ainsi que la présentation des participants.

Après la lecture de l’ordre du jour qui contenait 9 points, le coup d’envoi du colloque a été lancé vers 9h47 par les deux premiers points inscrits à l’ordre du jour à savoir l’hymne national et le mot de bienvenu du secrétaire administratif de la chefferie de Buhavu, Monsieur Claude MAGADJU, représentant sa majesté le Mwami de Buhavu empêché.

Le point suivant de l’ordre du jour a consisté en la présentation de l’agenda du consortium ATEDD. Cette présentation s’est appesantie sur les éclaircissements en rapport avec l’origine de l’initiative d’étude de la problématique des rivières de Kalehe, les motivations d’étude des causes et le besoin d’identifier les solutions ; les premiers partenaires qui ont soutenu l’initiative ainsi que le contexte global initial.

C’est vers 10h08’ que le point de l’ordre du jour portant sur la présentation des résultats préliminaires de l’étude qui a été menée sur la problématique des bassins versants des rivières de la côte Ouest du lac Kivu a été abordée par le Professeur Bashagaluke BIGABWA. Cette présentation comportait trois parties essentielles dont les principales informations sont les suivantes :

 

0. Le contexte de la recherche : il a d’abord été mentionné que cette recherche a été réalisée en 2022, bien avant le drame qui est survenu récemment en mai 2023 à Bushushu et Nyamukubi. La présentation du contexte du milieu s’est résumée en trois points à savoir l’aspect topographique qui est caractérisé par un relief montagneux avec des terrains en fortes pentes ; l’aspect lié à la persistance des catastrophes naturelles marquée par le débordement des lits des rivières, le détachement des roches dans les montagnes en amont et enfin les aspects liés aux difficultés socioéconomiques issues des conséquences de ces catastrophes naturelles. Ces caractéristiques contextuelles ont été à la base de la formulation de la question de la recherche effectuée, question consistant à savoir comment contrôler ces risques environnementaux dont les impacts touchent différents secteurs de la vie.


1. La conception de la recherche (méthodologie de la recherche) : Dans cette partie de la présentation, il a été expliqué que l’étude a utilisé une approche mixte consistant en la prospection, l’observation et la description. L’approche prospective a été utilisée pour faire une analyse spatio-temporelle des différentes variables, tandis que l’approche descriptive a été utilisée pour s’entretenir avec la communauté et les différents acteurs sur les questions liées à l’utilisation des terres, les pratiques et les techniques employées ainsi que les changements observés dans ces pratiques, et les causes de ces changements. Les observations quant à elles, ont été effectuées pour caractériser différents indices liés aux caractéristiques de terrains des basins versant étudiés. Dans cette partie, il a aussi été précisé que cette étude s’est réalisée dans quatre sites à savoir Bweremana (bassin versant de Renga), Minova (Bassin versant de Mubimbi), Kiniezire (bassin versant de Mukana et Ciluluma) et Bushushu (bassin versant de Nyamukubi, Cishova, Lukungula et Nyalunkumo), repartis sur les territoires de Masisi (Nord Kivu) et Kalehe (Sud Kivu).


2. Les résultats de la recherche : Les principaux résultats obtenus ont été présentés en 5 sous-points qui ont consisté en :

a. La caractérisation des différents bassins versants : ici il a été principalement démontré que la plupart des bassins versants caractérisés se trouvaient sur des pentes (supérieures à 16%) impropres aux activités agricoles appliquées sans stratégies efficaces de lutte antiérosive. Il a été signalé la présence des grosses pierres dans les lits de certaines rivières, dans leurs parties se trouvant en altitude et qui constituent des freins à l’écoulement des eaux en plus de représenter des dangers directs pour les populations se trouvant en aval.
b. La caractérisation de la dynamique d’occupation des terres dans chacun des bassins versants : Pour tous les bassins versant étudiés, il a été noté une diminution catastrophique de la couverture forestière allant par exemple de ±90% en 1986 à moins de 1% en 2019 dans le bassin versant de Bushushu, accompagnée d’une augmentation fulgurante des activités agricoles (de 0,7% de champs en 1986 à ±84% des champs en 2022).
c. L’identification des moteurs de la dynamique d’occupation des terres : Parmi les principaux moteurs de la dynamique décrite, l’augmentation de la démographie a été placée en première position avec comme phénomène alarmant, l’arrivée des réfugiés en 1994 qui a créée des besoins importants en espace et en énergie. Aussi il a été mentionné l’érosion du sol qui a été la source de l’augmentation du taux de sédimentation dans les rivières, créant des millions de tonnes de dépôt de sédiments en aval.
d. L’identification des types d’aménagement spécifiques pour chaque rivière mais aussi en général pour la zone investiguée. Dans la partie portant sur les types d’aménagement en général, trois ensembles de mesures ont été recommandées à savoir les mesures mécaniques (par exemple le terrassement etc.), les mesures agronomiques (traçage des courbes de niveau et mesures de lutte antiérosives etc.), ainsi que les mesures de génie civile (maçonnerie, murailles etc.). Ces mesures ont aussi relevé un besoin urgent en arbres pour reboiser les différents bassins versant, une sensibilisation sur l’arrêt de la pratique des feux de brousse et d’une réglementation stricte des activités minières dans les zones situées en amont dans les parties montagneuses du territoire de Kalehe.

 

Comme conclusions, l’étude a souligné le besoin de mettre en place des actions préventives et de les conduire de façon intégrée en associant et en mobilisant tous les acteurs et parties prenantes. L’étude a aussi mentionné le besoin de mettre en place des mesures d’intervention qui tiennent compte du degré de sévérité des risques dans chaque bassin versant. Plusieurs mesures importantes ont été définies parmi lesquelles un reboisement à grande échelle, le curage des rivières et l’augmentation de leurs lits, l’installation des buses sur les routes, etc.

 

Cette présentation des résultats de l’étude conduite a pris fin vers 11h10 et a laissé la place à la séance des discussions par des questions-réponses. Les principales questions formulées par les participants sont les suivantes :

  • Quelles sont les démarches envisagées pour que les résultats soient pris en compte au niveau national et international ?
  • Qu’en-est-il des données sur la géo-séismicité et son rôle potentiel comme origine des crues ? comment penser le reboisement (quelles espèces pour quels bassins versants ? quelles parties prenantes ?), pourquoi une étude intégrale de tout le réseau hydrographique de la région n’a-t-elle pas été effectuée ?
  • Quelle est l’origine des grosses pierres qui encombrent les lits des rivières et quelles solutions envisagées pour que la pratique de feu de brousse soit abandonnée ?
  • L’étude s’est focalisée sur le littoral, qu’en est-il de la situation dans les hauts plateaux ? ne sommes-nous pas en train de nous attaquer aux conséquences plutôt qu’aux causes ?
  • Comment le gouvernement provincial envisage résoudre la problématique du foncier qui se pose ?
  • Quelle est la faisabilité de la mise en place d’un système d’alerte précoce
  • Le reboisement serait-il vraiment efficace compte tenu de la fragilité topographique (des grosses pierres qui peuvent se détacher et rouler à la suite d’un petit tremblement de terre).

 

Après ce jeu de questions-réponses qui a duré une quarantaine des minutes, une pause-café d’une trentaine des minutes a eu lieu, puis s’en est suivie une présentation du projet ATEDD (Action Territoriale pour un Développement Durable au Kivu), projet sous lequel l’étude présentée ci-haut a été réalisée. Dans cette présentation, donnée par le Prof. Aimé HERI-KAZI BISIMWA, il a été mentionné que le projet ATEDD a été lancé le 27 Novembre 2021 avec l’appui du FID et avait trois domaines d’intervention à savoir : la maitrise du cours des rivières, le reboisement et la promotion des alternatives au bois énergie ainsi que de l’agroécologie, le développement des filières rentables et la lutte contre la malnutrition. Ce projet pilote a ciblé 4 sites dont Bweremana, Minova, Kiniezire et Bushushu. Le financement de ce projet s’est déjà terminé et les activités ont déjà fait l’objet d’un transfert aux autorités locales dont le pilotage est effectué par l’intermédiaires des Comités Locaux de Développement (CLD).

 

Lors de cette présentation, les principaux intervenants dans ce projet, Monsieur Michel TISSIER et Gilbert MASUMBUKO sont aussi intervenus pour parler des perspectives et des mobilisations pour la suite du Projet ATEDD. Ils ont parlé de la durabilité des actions par l’intégration et l’appropriation des initiatives, du soutien des initiatives locales dans les actions qui dépassent la possibilité de différents acteurs locaux, de la nécessité d’une bonne mobilisation locale d’abord puis d’autres acteurs ainsi qu’un besoin d’une coordination efficace de la part de la chefferie.

 

Après cette séance, un ensemble de trois interventions de la part des membres du gouvernement provincial ont eu lieu 

  • Une première intervention du Prof Mubalama ZIBONA, représentant du gouverneur de Province empêché. Son intervention a porté sur le débat autour de la délocalisation des populations sinistrées de Bushushu et Nyamukubi : les aspects importants à prendre en compte à savoir les aspects culturels ainsi que la disponibilité des terres. Il a aussi parlé des sites qui ont été identifiés comme immédiatement disponibles à cette fin : le site de MUSHONEZO qui est une concession sous bail mais non mise en valeur et dont l’Etat pourrait récupérer et réaffecter ; la concession de LWAKO qui est un ancien aérodrome.
  • Une deuxième intervention de Madame Furaha BYABUZE, commissaire en charge des affaires sociales du gouvernement provincial du Sud-Kivu. A travers son intervention, elle est revenue sur l’ampleur et le bilan des catastrophes et a rappelé l’importance d’épuiser la soif d’identification des solutions efficaces pour résoudre durablement ce problème.
  • Une troisième intervention de Me Notien KAZUNGUZIBWA, commissaire général du développement dans le gouvernement provincial du Sud-Kivu. Son intervention a insisté sur la sensibilisation des populations sur leur responsabilité et le rôle qu’ils doivent jouer pour éviter que les problèmes pareils ne surviennent dans le futur.

 

Après ces trois discours, une pause de trente minutes a eu lieu, suivie des travaux en carrefours où 4 groupes ont été formés. Après ces travaux en carrefours, une restitution des résultats des travaux a été effectuée suivie d’une synthèse des résolutions retenues, secteur par secteur, comme engagements des uns et des autres.

Pour chacun des secteurs, les engagements suivants ont été retenus :

-  Secteur des forêts : reboisement et sensibilisation sur l’abandon des mauvaises pratiques
- Secteur de l’agriculture : promotion de l’agriculture durable (l’agroécologie) à travers ses différents paquets technologiques.
- Secteur de l’élevage : Sensibilisation sur la collaboration entre agriculteurs et éleveurs pour éviter les conflits, éviter le feu de brousse, éviter le creusage des fossés de séparation des pâturages en amont ainsi que la vulgarisation sur l’intensification des cultures fourragères.
- Secteur des mines : La sensibilisation à la restauration des zones dégradées, limiter l’octroi des permis d’exploitation minières et le suivi quotidien de la part de l’État sur les sites abandonnés
- Secteur du climat : Pratique des méthodes de lutte contre le changement climatique par le reboisement et toutes les pratiques pouvant avoir un rôle à y jouer
- Secteur de la démographie : La sensibilisation des ménages à l’adoption d’un planning familial.

 

Les différentes parties prenantes ayant pris part au colloque (Autorités étatiques, pouvoir coutumier, structures étatiques, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, chercheurs et institutions d’enseignement supérieur et universitaire) ont pris la résolution de respecter chacun à son niveau ces différents engagements, dans le but de prévenir à l’avenir les dégâts liés aux inondations des rivières à Kalehe et ailleurs au Sud Kivu.

 

Commencé vers 9 heures locales, le colloque s’est terminé vers 16h30 par le mot de clôture du Gouverneur de Province du Sud Kivu, lu par commissaire en charge des affaires sociales et le chant de l’hymne national.

 


Bahati Shamamba Dieudonné, PhD
Faculté des Sciences agronomiques
Université Catholique de Bukavu (UCB)

 

 

 
Mis à jour le 30/06/2023

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ATEDD-KIVU au coeur de la catastrophe...

ATEDD-KIVU au coeur de la catastrophe...  

 

Dans la nuit du 4 au 5 mai le Kivu montagneux a été frappé par une catastrophe environnementale sans précédent. La zone d'intervention d'ATEDD était en plein cœur du sinistre.

Voici le rapport que fait le groupe local de Kalehe, en charge pour ATEDD du village de Bushushu.

Les organisations du RIEH à l'origine d'ATEDD, en lien avec les autorités locales, font tout pour qu'une action structurelle soit conduite à long terme au-delà des actions humanitaires d'urgence.

 

 

 

 

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 GROUPE ESPOIR DE VIVRE :  groupeespoirrdc@gmail.com,ericbisonga@gmail.com

Tél ː +243 994 138 451, 896 135 484, 0997 834 670

 Enregistré sous JUST, 112/S-KV/3299/2011, JUST/SG/20/2065/2016-N° F92/27623

Centre d’Ihusi, Territoire de Kalehe, Sud-Kivu, RD Congo

 

RAPPORT CIRCONSTENCIEL DE LA CATASTROPHE NATURELLE DE BUSHUSHU ET NYAMUKUBI EN DATE DU 04/05/2023

 

SOMMAIRE :

- INTRODUCTION
- DONNÉES STATISTIQUES
- ANALYSE DE LA SITUATION
- DÉFIT SUR TERRAIN
- CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

 

 

 

La nature déchaînée à BUSHUSHU

 

Image de Bushushu

 

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lesdégats2

 

 

 

Les corps retrouvés

 

les corps dans les décombres

 

 

récupération des corps

 

 

 

Un paysage dévasté !

 

visite à Nymukubi

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Eric BISONGA,

Président de GEV-asbl,

Coordinateur RIEH sur le terrain

 

INTRODUCTION

GEV a été alerté de la catastrophe, par les membres des associations engagées dans le projet de ATEDD-KIVU. C’était dans la soirée du 04/05/2023. Elle a eu à organiser une descente sur le terrain pour constater les dégâts à la suite de la pluie meurtrière qui s’est abattue dans les aires de santé de Bushushu et Nyamukubi.

Arrivé sur le lieu du drame, la foule accueille l’équipe avec les larmes aux yeux, le cœur brisé, attristée au vu des morts enregistrés, des maisons emportées et biens des valeurs disparus dans les décombres et dans le lac Kivu.

Le présent rapport décrit la situation sur le terrain, présente une analyse de la part de l’équipe GEV avec une synthèse de l’état global des catastrophes naturelles suivie d’une conclusion et recommandations

 

DONNÉES STATISTIQUES

Pour collecter les données et informations fiables, l’équipe GEV a rencontré les autorités du Village et sous-Villages, les autorités au niveau de la chefferie et du Territoire, les acteurs locaux : société civile, CODESA, CLD, jeunesse et comité de crise mis en place par les survivants.

 

Les rivières qui ont débordées sont les suivantes : axe Bushushu : Rivière  LUKUNGULA et KABUSHUNGU ; axe Nyamukubi :Rivière NYAMUKUBI,  CHISHOVA et LWANO /CHIRAKARA.

 

Plusieurs infrastructures sont détruites : Le Marché de Nyamukubi, le bâtiment de l’entrepôt construit par PAM, le bâtiment de la salle polyvalente de Nyamukubi, 6 écoles et 4 églises.  

 

Nombres des corps repêchés et enterrés : 437 corps repêchés dans les décombres, 5255 personnes disparues et les recherches se poursuivent, 52 personnes sont blessées et hospitalisées à l’hôpital général de référence d’Ihusi, 54 blessés traités au Centre de Santé de Bushushu, 60 blessés hospitaliés  de  Mumbiri / Nyamukubi, 26 blessés traités au Centre de Santé de Lushebere et 8 blessés au Centre de Santé de Nyabibwe.

 

Nombres des maisons emportés et dégât matériels :

500 maisons d’habitations emportées sur l’axe Chabondo / Kabushungu
700 maisons d’habitations emportées sur l’axe Lwano/ Nyamukubi

Suite aux éboulements de terre, de nombreuses routes coupées, des ponts emportés et présence de grosses pierres sur l’axe routier Chabondo -  Nyamukubi.


Sécurité Alimentaire et Nutrition :

Plusieurs champs détruits, plusieurs bêtes emportées, les réserves alimentaires des ménages rasées, 1 dépôt de produits agricoles emporté à Nyamukubi par la catastrophe, etc…

 

Cet état des lieux, loin d’être exhaustif, est lourd et son bilan reste inconnu car les faits ont été constatés à la suite de la pluie diluvienne, le soir du jeudi 04/05/2023. Elle a surpris la population locale et isolée. Ces informations sont recueillies de plusieurs Villages voisins et Territoires qui fréquentent le grand marché de Nyamukubi.

     

ANALYSE DE LA SITUATION

Le projet ATEDD-Kivu a rédigé un rapport d’étude environnementale qui concerne l’axe Bushushu, GEV est parmi les intervenants dans le village et dans le territoire de Kalehe, l’analyse faite est que la zone est dangereuse, les aléas et risques environnementaux se poursuivrons si rien n’est fait.

 

Une interpellation à l’intention de la population du Territoire et de la Communauté internationale est vitale, vu que les arbres sont coupés et la présence des réfugiés rwandais placés depuis 1994, ont contribué à la destruction de l’écosystème, aujourd’hui cause de ces malheurs à Bushushu.

 

Les besoins à court terme et à long terme sont exprimés et deviennent de plus en plus urgent pour sauver ce qui peut encore l’être.

 

GEV comme organisation œuvrant pour le bien-être de la population sollicite l’assistance de toute nature en faveur des populations sinistrées de Bushushu-Nyamukubi et d’autre du Territoire touché.

 

La demande d’assistance et d’appui s’adresse :

Aux personnes de bonne volonté à travers le monde et aux membres du réseau international pour l’économie humaine          
Aux confessions religieuses et autres organisations de développement ;     
Aux organisations nationales et internationales qui œuvre dans l’humanitaire ;
Aux agences des Nations Unies et aux groupes de la Banque mondiale ;

Au gouvernement congolais qui à envoyer une mission à Bushushu le 09/05/2023 afin de s’enquérir de la situation sur le terrain, signalons que le drame a affecté une population estimée à 46 883 habitants du Village de Bushushu.

Notons que plusieurs autres parties du territoire ont été touchées par la catastrophe notamment : Mukwindja, Minova, Kiniezi, Nyamasasa, Makelele et Ziralo.

Les femmes et les enfants sont le plus vulnérables.

 

DÉFIS SUR LE TERRAIN

Les interventions sont actuellement limitées en moyens, le gouvernement a juste fait un geste de secours mais sans couvrir les besoins exprimés jusque-là, la demande est grande, étant donné que les sinistrés couchent à la belle étoile, dans le camp des déplacés...

 

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Les catastrophes naturelles à Bushushu sont permanentes.

Des solutions à long terme doivent être envisagées.

- Fournir une assistance financière aux ménages vulnérables

pour leur permettre de répondre à des besoins spécifiques et divers de première nécessité,

en particulier en raison de l'impact sur les moyens de subsistance des populations touchées.

- Délocaliser la population de Bushushu dans un endroit moins exposé aux risques des catastrophes.   

 

mwami du gpt de Buzi, en territoire de Kalehe

Appel à soutien du Mwami de la Chefferie du Groupement de Buzi

en territoire de Kalehe (source Youtube / Afrique Europe média)

 

 

 

 

 

 

 
Mis à jour le 05/11/2023

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