"Pour un développement humain, intégral, solidaire et participatif, en harmonie avec le vivant"

 
 
 
 
 
 
 
 

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ATEDD en Périgord Noir.

ATEDD en Périgord Noir.  

 

 

 

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Vendredi 20 janvier, 20h au Séchoir d'Aillac, en Périgord, l'association CTPN (Collectif Transitions du Périgord Noir), a proposé de réfléchir sur les actions qui peuvent être menées localement à partir de l’exemple d'ATEDD. 

 

Aux micros, Michel TISSIER, qui outre ses fonctions de Secrétaire exécutif du RIEH, est originaire de Calviac, un des villages du Périgord Noir. Il veut prendre le temps de présenter à sa famille, ses amis et ses voisins, l’action qui le tient souvent éloigné de sa maison au bord de la forêt.

 

Mais aussi Gilbert MASSUMBUKO, le Président du Comité de gestion d’ATEDD, natif du Kivu et qui y vit toujours. Il intervient à distance depuis Goma.

Et Hervé LOUF qui joue très bien son rôle d’animateur, posant des questions, demandant des précisions, soulignant l’importance de tel ou tel propos.

Pour l’occasion, Marie GRIPPAUDO a fait le voyage depuis le Mené.

En présence de Monsieur le Maire de Calviac : Jean-Paul SEGALAT et de Patrick BONNEFON : président de l’intercommunalité du Pays de Fénelon, le public a bravé la neige de la veille pour rejoindre l'ancien séchoir à tabac, rénové en une salle de spectacles des plus conviviales. Une cinquantaine de personnes.

 

Il y a aussi une trentaine de participants par Zoom, de France, de RDC et même d’Uruguay, avec Andrés LALANNE, du CLAEH, coordinateur du RIEH pour l’Amérique latine. Malheureusement les liaisons Internet sont de mauvaise qualité et il manque un bon régisseur pour que tout le monde puisse s’entendre et se voir tout en accédant aux images projetées sur un écran. Cependant chacun garde sa bonne humeur, conscient des liens qui se tissent pour une soirée.

 

Pendant la présentation l’animateur se montre particulièrement intéressé par le diagnostic participatif et les différentes activités qui réunissent une part importante de la population. Il souligne l’originalité du Plan d’action communautaire avec la grande diversité des acteurs qui y participent. Un exemple d’engagement est porté à l’écran avec toutes les signatures qui le composent.

 

Les principales questions portent sur les conditions dans lesquelles les habitants s’engagent. Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Qu’est-ce qui les motive ? Comment trouvent-ils le temps de travailler bénévolement tout en exerçant leur métier ?

Et les autorités, est-ce qu’elles soutiennent ou s’opposent ?

Qu’est-ce que l’économie humaine et d’où vient le Réseau international pour une Economie humaine ?

Comment ce qui a été lancé au Kivu dans 4 villages va-t-il continuer ? Est-ce que l’action peut s’étendre à d’autres villages ?

 

Après s’être ainsi informés, les participants ont été invités à débattre entre eux de deux questions :

y a-t-il des enseignements à tirer de cet exemple par rapport à ce que nous pouvons faire sur notre propre territoire du Périgord Noir ? Comment pouvons-nous coopérer de façon décentralisée, entre territoires ?

Les réponses sont à peine esquissées, car il se fait tard. Beaucoup soulignent que les démarches participatives sont difficiles à mettre en œuvre dans une société française très individualiste et tout le monde passe son temps à courir.

Tous ceux qui le souhaitent pourrons se retrouver, dès dimanche prochain, pour voir concrètement ce qui peut se faire.

 

Voir par > ce lien l’article que Michel a fait paraître dans L'ESSOR Sarladais pour annoncer la conférence.

Voir par > ce lien l'interview sur France Bleu de Michel Tissier 

 

 
Mis à jour le 24/01/2023

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A Bushushu, la rivière Chishova a tout ravagé sur son passage... Diagnostic en temps réel

A Bushushu, la rivière Chishova a tout ravagé sur son passage... Diagnostic en temps réel  

 

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Dans la soirée du 2 décembre 2022 une nouvelle inondation catastrophique s’est produite dans un des sites d’intervention d’ATEDD, celui de Bushushu, le plus au sud, dans la province du Sud-Kivu. La rivière Chishova est sortie de son lit et a ravagé un quartier du sous-village de Nyamukubi. Comme Michel est dans la zone, il s’est rendu sur place le samedi 10. Voici le rapport qu’il a adressé aux membres du Consortium et à l’équipe projet.

 

 

guillemets vert dégradés

 

Je me suis rendu à Nyamukubi cet après-midi avec Freddy, un membre de GEV[i].  J'ai été reçu par le chef de village de Bushushu qui a fait venir le chef du sous-village de Nyamukubi ainsi que le Président  et plusieurs membres de l'Association des riverains. Nous nous sommes ensuite rendus sur le site avec un petit attroupement.

Les dégâts sont considérables. Le nombre de pertes humaines ne cesse d'augmenter. Le chef de village en compte provisoirement 7. Des personnes qui étaient dans leur maison et qui sont portées disparues. C'est tout un quartier qui a été subitement envahi par des flots boueux charriant des pierres et des gros morceaux d'arbres. 13 maisons ont été détruites, 280 endommagées. L’eau a envahi les maisons emportant les ustensiles de cuisine et les meubles. Une école a été dévastée et il est impossible d’y faire cours. Voir les photos.

Première remarque: il n'y a aucun reproche formulé à l'encontre d'ATEDD. Au contraire, la création de l'Association des riverains, une initiative d'ATEDD, est considérée comme très importante. C'est significatif que le chef les ait immédiatement invités. Avant, pendant et après l'événement les membres du comité d'animation de cette association se sont comportés comme des responsables.

Seconde considération: la visite sur place est très appréciée. Celle de Jean-Pierre[ii] d'abord, la mienne ensuite. Celle dès le lendemain de la catastrophe d'Eric Bisonga n'est pas citée. Eric n'est pas encore perçu comme représentant d'ATEDD. Cela viendra. Retenons cela pour l'avenir. Tâchons qu'un responsable perçu comme de haut niveau se rende le plus vite possible sur les lieux.

J'ai cherché à savoir comment l'alerte a été donnée, car elle a été donnée. La grande majorité des gens se sont enfuis à temps. Tous disent que si la crue était arrivée pendant la nuit, ç'aurait été un massacre. J'ai essayé de poser des questions sur le déroulement précis des événements, mais il y a le problème de langue et de temps. Mais c'est, à mon sens, indispensable de faire une enquête très minutieuse, au sens littéral, minute par minute. Quand exactement l'alerte a-t-elle été donnée? sur la base de quels signes? par qui et à qui? où les gens se sont-ils réfugiés? Sur la base de ces faits, on peut déterminer quelles dispositions prendre la prochaine fois. Le dispositif d'alerte[iii] ne doit pas être créé de toutes pièces. Il faut partir de l'existant et l'améliorer. Un des points importants est que la pluie sur le village n'était pas si forte. C'est plus haut qu'elle a été diluvienne.

Je ne reviens pas sur les causes structurelles qui font que la rivière grossit brusquement. C'est le travail d'ATEDD depuis des mois de faire cette analyse avec les habitants et avec les études techniques. Et de mettre en place des actions structurelles. Avec un tel événement, ce qu'il faut analyser c'est pourquoi quand ce flot s’accroît brusquement, la rivière sort de son lit et se crée un passage anarchique. Tout en m'étant rendu sur place, je n'ai pas les compétences pour faire une analyse précise. J'aurais tendance à partager ce que disent les membres du comité de l'association des riverains. Il y a un passage juste en amont du village où le lit de la rivière est très peu profond et c'est là que les flots débordent. Ce peut être aussi parce qu'à certains passages étroits les grosses pierres qui descendent se bloquent sur des obstacles et deviennent elles-mêmes un barrage que la rivière contourne. Ma conclusion est qu'il faut qu'un expert vienne observer sur place et fasse l'analyse à partir de l’observation avec les membres du comité des riverains.

La communauté, avec le chef de sous-village et le comité des riverains, avaient fait des travaux dans cette zone, sous forme de salongo[iv]. Ils avaient nettoyé, planté des bambous sur les berges. Ils avaient même, à la main, creusé une dérivation du lit de la rivière. Cela a été inutile. Il semble même que certains travaux de maçonnerie ont été emportés, les pierres arrachées devenant un nouveau danger. "Tout est à reprendre à zéro", disent-ils sans pour autant se décourager. Il semble donc important pour la suite que les travaux communautaires bénéficient d'une expertise technique. Avec l'expérience, si celle-ci est analysée avec des experts, les membres du comité peuvent renforcer leurs compétences. C'est certainement un objectif pour ATEDD.

A noter que le comité des riverains a déjà fait les travaux nécessaires pour rouvrir le cours normal de la rivière en dégageant les obstacles qui s'étaient accumulés.

Le discours unanime, et que je partage, est que les indispensables travaux communautaires doivent être complétés par l'intervention de machines pour creuser et élargir le lit de la rivière là où il y a de trop grosses pierres pour être déplacées à la main avec des barres à mine. Nous avons convenu avec le chef de village d'unir ses efforts avec ceux du Consortium pour obtenir les moyens pour faire venir ces machines.

Ma conclusion serait qu'une petite équipe composée du CEREIAD[v], de l'ISTD de Kalehe[vi] et de GEV vienne travailler avec le comité de l'association des riverains pour améliorer l'alerte, partager l'analyse des causes immédiates des débordements, établir la liste des travaux à réaliser d'une part avec les travaux communautaires, d'autre part avec les machines. Et que le consortium définisse un plan d'action pour obtenir avec la Chefferie les moyens de faire intervenir les machines.

Michel

 

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[i] GEV, Groupe Espoir de Vivre est une association basée à Kalehe, un village voisin de Bushushu, qui est aussi le chef lieu du Territoire de Kakehe et de la Chefferie de Buhavu. GEV est un groupe de jeunes qui mène des actions de développement et en particulier un soutien aux jeunes entrepreneurs. Son Président est Eric Bisonga, qui est aussi Président du Conseil de la Jeunesse du Territoire. GEV est membre du RIEH depuis 2019. Le Consortium ATEDD a récemment décidé d’intégrer en son sein GEV avec la responsabilité d’animer l’Action territoriale à Bushushu et dans le Groupement de Mbinga-Sud.
[ii] Jean-Pierre Bufole est le superviseur d’ATEDD pour Kiniezire et Bushushu. Il réside à Kiniezire. La route de Kiniezire à Bushushu est particulièrement mauvaise. Il faut compter presque deux heures de moto.
[iii] Depuis le début, ATEDD prévoit de mettre en place un dispositif d’alerte. C’est une des actions qu’il faut encore mener en décembre. Il était envisagé jusqu’ici qu’un formateur intervienne pur expliquer ce qu’est un dispositif d’alerte.
[iv] Salongo est le mot swahili pour travail communautaire. C’est une coutume encore pratiquée, parfois délaissée et qu’ATEDD a mis en avant. Un jour par semaine, les villageois se réunissent sous la direction du chef de sous-village pour mener un travail d’intérêt général.
[v] Le CEREIAD est un des membres du Consortium. C’est un centre de recherche et d’études rattaché à l’Université Catholique de Bukavu. Bukavu est à deux heures de moto de Bushushu.
[vi] L’ISTD, Institut Supérieur des Techniques de Développement est implanté à Kalehe, donc à proximité de Bushsushu, ce qui permet à un de ses enseignants de se rendre sur place facilement.
 
 
 
le comité des riverains
Le Comité des riverains solidaire et engagé !
 
 
 

RAPPORT SUR LE DEBORDEMENT DE LA RIVIERE CHISHOVA A NYAMUKUBI DE JEAN-PIERRE MUSHAMUKA (superviseur d'ATEDD pour Kiniezire et Bushushu).

 
Rapport p1RAPPORT P2 RAPPORT P3 RAPPORT P4
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mis à jour le 02/01/2023

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La Coopérative Agricole Muungano s'adresse au RIEH...

La Coopérative Agricole Muungano s'adresse au RIEH...  

 

La Coopérative agricole MUUNGANO est membre du consortium d' ATEDD. Reconnue pour l'excellence de son développement, elle vient de recevoir LE GRAND PRIX DE LA FINANCE SOLIDAIRE que nous vous avons relaté dans une précédente actualité. 

Muungano est un partenaire affirmé de l’Économie humaine en action. il vient de nous adresser un courrier de remerciements. Touché par la démarche, nous la partageons avec vous...

 

 

muungano

 
Mis à jour le 11/12/2022

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ATEDD s'enracine, arrêt sur image : Une rencontre notable avec les jeunes de Minova...

ATEDD s'enracine, arrêt sur image : Une rencontre notable avec les jeunes de Minova...  

 

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Ce merrcredi matin 7 décembre 2022, je vais à la rencontre de jeunes en train de curer une petite rivière qui traverse la cité de  Minova.  Très souvent, quand les pluies sont abondantes, elle inonde les rues et des maisons, emporte les biens du paisible citoyen.

Je suis avec Delphin BAENI KABIONA, le superviseur d’ATEDD, qui est présent à Minova en permanence. Delphin appartient à l’équipe de la Fondation Matendo qui gère un Complexe scolaire à Minova. Cette Fondation est un des membres du Consortium ATEDD. Elle s’est engagée à continuer de rendre Delphin disponible pour suivre comment ATEDD évolue à Minova, même après la fin de la phase pilote d’ATEDD qui se termine à la fin de l’année.

 

Ils sont une quinzaine, surtout des garçons, mais aussi quelques filles. Ils ont été dotés par le Consortium ATEDD de gants, de bottes, de masques, d’uniformes, de pioches, de pelles, bêche, salopette, imperméable, des cache nez, désinfectants, des tridents de barres à mine. L’un d’eux s’immerge complètement dans l‘eau pour retirer un gros morceau de plastique qui, sous un pont, bloque le passage de l’eau.

 

Ils appartiennent à « l’Association des Jeunes volontaires intellectuels de Minova », qui elle-même appartient au « Parlement des jeunes de Minova » qui regroupe une trentaine d’associations. Ils se sont engagés à faire le curage de cette rivière après la présentation des résultats de l’étude mener par CEREAD en prenant un engagement dans un document signé par le Comité local de développement et contresigné par l’autorité locale, le représentant de la cheffe de  quarts Groupement. Le Consortium ATEDD a aussi apporté sa signature en même temps que les outils et équipements. Cet « acte d’engagement » stipule que ce travail sera fait de façon régulière, sans limite de durée.

Deux jours par semaine, le mercredi et le samedi ils se réunissent pour travailler de 6h du matin à 9h.

 

Avec eux je descends le cours de la rivière jusqu’au lac et ils me montrent les travaux qu’ils ont fait et ceux qui restent à faire, notamment des ponts qui sont vermoulus ou constitué juste d’un tronc d’arbre glissant (photo). Certains groupes de maisons ne sont reliés au village que par ces ponts et quand l’eau déborde, ils vivent dans la boue et sont isolés. Au fil de la visite, ils insistent sur les moyens qui leur manquent.

 

 

Arrivés à l’embouchure, l’échange s’engage. Plusieurs parlent très bien le français, d’autres restent silencieux mais écoutent avec attention.

 

Eux : - " Vous avez vu, nous travaillons pour que la rivière soit propre et ne déborde pas. Le problème, ce sont les moyens. Nous avons reçu du matériel, mais ce n’est pas assez."

Moi : - " Félicitations pour le travail accompli. Etes-vous d’accord pour être responsables que cette rivière soit propre et ne déborde plus quand il y a de fortes pluies ? "

Eux : - " Nous confirmons notre engagement. Nous sommes responsables de cette rivière."

Moi : - " De façon permanente ? "

Eux : " Oui, de façon permanente."

Moi : - " Et pour les ponts à refaire, des murs de soutènement à installer ? "

Eux : - " Nous sommes des jeunes intellectuels [entendons diplômés]. Parmi nous il y a des menuisiers, des maçons. Nous avons le savoir-faire, mais il nous faut des moyens."

Moi : " Vous avez eu des moyens au moment où vous avez signé l’engagement."

Eux : - " Oui, mais ce n’est pas assez."

Moi : - " En ce mois de décembre, le Consortium ATEDD a épuisé tous les fonds qu’il a trouvé pour cette phase pilote. Il cherche d’autres moyens, mais pour le moment il n’en a plus. Pour avoir de nouveaux moyens, tournez-vous vers le Comité local de développement et le Groupement."

Un d’entre eux :   - " Quand je rentre chez moi après les travaux, ma femme me dit : « Donne-moi le savon pour nettoyer tes habits. Tu as été travaillé pour un Blanc, il a de l’argent ".

Moi :   - " L’époque où les Africains tendent la main aux Blancs pour recevoir de l’argent est terminée. Il faut poursuivre la décolonisation. [Plusieurs rient].

Un autre : - " Oui, mais pendant que je fais ces travaux dans la rivière, je ne travaille pas pour nourrir ma famille. Il faut nous verser une « motivation ".

Moi : " L’esprit d’ATEDD, c’est que chacun travaille volontairement pour la communauté. Si les travaux ne sont pas faits dans les rivières, si on ne lutte pas contre l’érosion, l’agriculture ne sera plus possible dans cette zone et vos enfants ne pourront plus y vivre."

Un autre approuve : - " Nous sommes chez nous, c’est à nous d’agir quand nous avons un problème."

Moi : - " C’est un choix que chacun a à faire dans tous les pays. Soit s’en sortir tout seul, soit s’en sortir tous ensemble."

Un jeune : - "Quand on travaille pour nettoyer la rivière, cela ne rapporte rien. Nous avons d’abord besoin d’avoir une activité qui rapporte."

Moi : - " Si des jeunes comme vous veulent devenir entrepreneurs, il est possible de les accompagner comme nous le faisons pour les jeunes producteurs de charbon vert. Parlez-en avec Delphin, de la Fondation Matendo, qui reste présent à Minova l’année prochaine."

Pour finir tous les jeunes renouvellent leur engagement à continuer le travail.

 

 

Une journaliste de la radio communautaire Bobandano de Minova une radio locale est présente. Elle enregistre la conversation et prend des photos. Elle va réaliser un magazine de sensibilisation sur la rivière.

En repartant avec Delphin, nous faisons des commentaires sur cette rencontre.

C’était important que cette rencontre ait lieu et sur le terrain, au bord de la rivière. C’est une forme de reconnaissance et les jeunes peuvent s’exprimer. Pour cette fois on a profité de ma présence, mais il faut que de temps en temps, d’autres « officiels » fassent la même démarche : la Mwamikazi, le Président de la Fondation Matendo, des notabilités locales ou de passage.

Il faut pouvoir continuer à fournir des outils et des matériaux pour remplacer les ponts vermoulus, installer à certains endroits des murs de soutènement. ATEDD dans sa phase pilote avec des financements se termine et les financements sont épuisés. Les besoins ne sont pas si élevés : avec 500$ par an, cela pourrait suffire. Dans un accord signé avec la Fondation Matendo, la Cheffe de Groupement, la Mwamikazi, a promis de soutenir les actions d’ATEDD. D’autres financements sont à rechercher auprès d’ONG intervenant dans le domaine de l’environnement et qui seront intéressées parce que les jeunes sont déjà au travail. On peut aussi solliciter la « diaspora », les personnes originaires de Minova et qui ont « réussi » à Bukavu, à Goma ou ailleurs. Ils peuvent être motivés pour contribuer car leur famille élargie est toujours sur place.

Il faut inciter les jeunes à s’organiser dans la durée, avec des rotations pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui travaillent. Quand les jeunes travaillent, il serait bien qu’on leur fournisse de l’eau et des cannes à sucre pour avoir de l’énergie en titre de collation. Il doit bien y avoir dans le village des personnes qui sont prêtes à manifester ainsi leur solidarité avec des jeunes qui travaillent pour l’intérêt communautaire.

Le soutien aux jeunes qui veulent créer leur business, personnellement ou à plusieurs, est un autre volet. Ce n’est pas directement dans ATEDD, mais tout se tient (la fameuse approche « holistique »).

Il faut aussi que les confessions religieuses continuent de soutenir ces jeunes. Tous sont des croyants et pratiquants. Ils doivent être encouragés dans leur engagement.

Dès décembre et chaque mois de l’année 2023, une réunion mensuelle sera organisée par le comité de pilotage d’ATEDD, intégré au Comité local de développement, avec toutes les organisations qui se sont engagées dans des actions sur les rivières, le reboisement ou l’agriculture durable et, on l’espère, d’autres qui s’engageront. Delphin pour la Fondation Matendo y participera, le Groupe local du RIEH aussi. Ce sera le moment de faire le suivi des réalisations, d’évoquer et de traiter les problèmes qui se posent.

 

Voilà où en est ATEDD, avec des bases qui sont là, même si elles sont encore fragiles. La réussite se mesurera dans les mois qui viennent. Elle dépend d’abord du renouvellement durable de l’engagement de chacun, porté par l’engagement collectif. On est bien au cœur de l’économie humaine.

 

Et bien sûr, il faut passer de la phase pilote à une phase d’approfondissement et d’élargissement.

 

Michel Tissier, avec Delphin Baeni.

 

 

1 - 2022-12-07 à 18.00.02  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Mis à jour le 09/12/2022

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Le RIEH s’organise au Kivu

Le RIEH s’organise au Kivu  

 

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Photo de famille Les représentants des 4 Groupes Locaux RIEH-KIVU

 

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Mardi 06 décembre 2022 se sont réunis les quatre Groupes locaux du RIEH de la zone d’intervention d’ATEDD, au Guesthouse Ziwa de Minova : deux anciens, Minova et Kalehe et deux nouveaux, Bweremana et Kiniezire.


Modérée par Michel Tissier, secrétaire exécutif international du RIEH, la réunion a permis de traiter les points suivants :

  • Se connaître entre groupes locaux.
  • S’organiser pour échanger et coopérer
  • Définir les relations entre les groupes locaux et le réseau RIEH Kivu, Afrique, Monde.
  • Définir le rôle des groupes locaux dans ATTED.
  • Réaffirmer une vision commune.

 

Parmi les engagements et recommandations adoptés :

 

Chaque groupe local va établir une liste de ses membres en précisant dans quel secteur et pour quel public il agit. Ces listes seront échangées entre les groupes et envoyées à la Coordination RIEH Afrique.
Les 4 groupes se retrouveront chaque trimestre pour échanger sur leur expérience et sur leurs actions. La prochaine réunion aura lieu à Bushushu le 6 mars 2023.

Ils souhaitent recevoir du RIEH Afrique un document qui les reconnaît comme des groupes locaux du RIEH. Ils pourront présenter ce document aux autorités si celles-ci leur demandent qui ils sont, notamment lors de leurs déplacements.

Ils créent un Groupe WhatsApp RIEH Kivu et souhaitent que les groupes locaux de Goma et Bukavu y participent.

Chaque Groupe a au moins un membre qui participe au groupe WhatsApp RIEH Africa.


Les groupes locaux font connaître à leurs membres la Charte constitutive du RIEH. Les organisations membres peuvent signer la Charte s’ils le souhaitent.
Quand ils mènent une action, ils envoient des informations à Marie Grippaudo pour qu’elles figurent sur le site

 

Chaque groupe organise un système de cotisations et des activités génératrices de revenus pour disposer de moyens de fonctionnement, en particulier pour se déplacer.
Les groupes locaux participeront activement à ATEDD notamment pour s’assurer que les engagements sont tenus et pour entretenir l’esprit d’économie humaine où chacun agit pour le bien commun.
Ils souhaitent que paraisse un second numéro spécial de la revue Développement & Civilisations consacré à ATEDD. Ils vont prendre des contacts pour que dans chaque localité soient rédigés des articles.

 

 

Les groupes locaux de RIEH dans la zone du projet ATTED, ont salué l'initiative de rassembler les animateurs et membres du RIEH dans la zone. Une rencontre très riche de l'économie humaine.

 

Chaque participant est rentré déterminé pour les activités sur le terrain.

 

ERIC BISONGA et HERITIER KISOHO

 

 

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Mis à jour le 08/12/2022

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