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Au Kivu, la cantine Wamama Mbele, par les femmes et pour les femmes

Au Kivu, la cantine Wamama Mbele, par les femmes et pour les femmes  

 

Depuis des décennies, le mal-développement et les conflits armés rendent la vie très difficile pour la population au bord du lac Kivu dans la partie Est de la RD Congo. Depuis janvier 2025, la zone est occupée par le mouvement rebelle M23. Les femmes sont particulièrement visées par les violences et c’est sur leurs épaules que repose la survie de leur famille.

C’est là, à Ihussi, que les femmes accompagnées par l’ONG Groupe Espoir de Vivre, membre du RIEH, s’organisent pour ne pas subir mais prendre en main leur destin. Elles cherchent à la fois à nourrir leur famille et à offrir au moins un repas par jour ou de temps en temps à tous ces enfants mal nourris, aux femmes obligées de prendre seules leurs ménages en charge pour cause de veuvage ou d’abandon de famille par leurs maris. Sans parler des malades, des blessés, des invalides et des victimes de viol et de stigmatisation qui ont un besoin urgent d’assistance.

Ces femmes puisent la solution dans leurs dernières ressources. Elles s’associent pour redémarrer l’agriculture dans des champs communautaires. Elles installent des jardinières autour de leurs cases. Elles pratiquent le petit élevage. Elles apportent leur production à la cantine ‘’Wamama Mbele (Femmes en avant)’’. Cette cantine prépare des repas pour les femmes productrices et les femmes vulnérables ainsi que leurs enfants. Comme il faut aussi pouvoir faire des achats pour servir 50 repas par jour depuis juillet 2025, la cantine a aussi des clients payants.

La cantine ne sert pas seulement des repas.

· Les cuisinières et les productrices apprennent de nouvelles recettes pour des repas équilibrés.

· Les productrices apprennent de nouvelles méthodes de culture avec des engrais naturels.

· Elles apprennent à gérer leur entreprise avec ses différentes fonctions.

· La cantine est un lieu où les femmes parlent de leurs problèmes, s’informent sur leurs droits.

· Les femmes ont davantage le droit à la parole dans les familles et dans les réunions publiques.

L’économie humaine fait sens pour ces femmes qui agissent à la fois pour elles-mêmes, leur famille et leur communauté.

 

Solange Sarah.
Porte-parole des femmes du groupe Espoir de Vivre.

 

 
Mis à jour le 04/03/2026

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L’Action Collective ATEAR, une base d’Espoir pour les femmes en résilience au Kivu/KALEHE :

L’Action Collective ATEAR, une base d’Espoir pour les femmes en résilience au Kivu/KALEHE :  

 

 

" A l'adresse des femmes Européennes, femmes de Confluence Kivu,

 

 

 

 

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                               Nous venons auprès de vous afin de vous témoigner notre sentiment de gratitude et de reconnaissance pour tout ce que vous faites à notre faveur, merci beaucoup pour votre assistance et fraternité témoignées durant ce moment sombre dans notre Pays la République Démocratique du Congo.

 

Votre appui financier nous est bel et bien arrivé à travers le RIEH, en tant que membres du Groupe Local RIEH Kalehe, nous nous réjouissons de ça et que Dieu vous bénisse abondamment, sentiment de gratitude à notre Secrétaire International Michel Tissier pour sa bravoure et son amour envers notre Territoire en marche vers l’économie humaine.

 

En tant que femmes engagées pour changer des situations, nous nous sentons soulagées et résiliente car aujourd’hui nous avons 4 champs communautaires où poussent des légumes, des filières abordables et rapide comme des amarantes, choux, aubergines, oignons et d’autres semences vivrières. Des femmes touchées par la guerre développent des cultures des légumes autour des maisons pour que chaque famille trouve à manger. Avoir les moyens financier est un facteur de réussite pour produire, tout acte compte pour notre humanité commune.

 

Nous mettons en place des pépinières d’arbres et des riches pour l’élevage des abeilles qui est notre volonté collective pour vivre dignement.

Certes, les femmes de la région ici incarnent l’espoir de la société Congolaise, elles se relèvent pour la reconstruction de tout ce qui était détruit pendant la guerre, c’est un engagement ferme dans l’ATEAR, un pas d’autonomisation qui est très essentielle en situation post-conflit, sauvons des vies humaines.

 

Nous, femmes du Groupe Espoir de Vivre, nous nous battons pour créer un environnement favorable pour tous (homme, femme, jeune et enfant), nous portons haut et fort la voix de la femme souvent victime de la discrimination et de la guerre. C’est sûr que l’affection reste inchangée !

 

En tant que femmes dynamiques de la région, Unies, nous ne cesserons de poursuivre l’action, organiser des formations des femmes en apiculture, l’éducation continue des adultes, de l’entrepreneuriat des jeunes et l’amélioration socio-économique des populations en détresse.il y a plus de 70 Associations engagées pour lutter contre la pauvreté, réduire les risques environnementaux et subvenir aux besoins immédiats des ménages touchés par les atrocités de la guerre.

 

Merci de continuer à nous aider, il y a de l’espoir pour la dignité de la femme au Kivu, dans un monde parfait, notre lutte permanente est de façonner notre avenir. L’économie humaine est une source d’inspiration de l’humanité entière, c’est donc notre temps pour bâtir la résilience ensemble, vous êtes au courant de réalités que nous vivant ici (la guerre, les conflits, les inégalités, le changement climatique, ...

 

Fait à Kalehe, le 05/05/2025

Solange SARAH

Porte-parole des femmes

Groupe Espoir de Vivre,RDC

 

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Mis à jour le 07/05/2025
Les projets d’Israël pour le camp de réfugiés de Jénine vont au-delà de la simple destruction

Les projets d’Israël pour le camp de réfugiés de Jénine vont au-delà de la simple destruction  

 

Des membres palestiniens du RIEH nous adresse l’article ci-joint qui décrit la situation vécue par les habitants du camp de de réfugiés de Jenine. Cette situation est inhumaine non seulement parce que les personnes sont privées de leurs moyens de se loger et de se nourrir, mais parce que leur identité culturelle est niée.
L’économie humaine, c’est l’action collective pour que chaque personne et toutes les personnes vivent dans la dignité. Dans la Palestine occupée, cette action collective vise à ce que toutes les personnes et tous les groupes qui y vivent voient leurs droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels respectés et respectent les droits des autres.

 

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Photo : Des renforts israéliens arrivent à Jénine, 20 avril 2025 © Quds News Network

 

Après avoir été expulsés de leurs maisons, les résidents observent de loin la réorganisation du camp par l’armée afin d’empêcher toute résistance et de saper le droit au retour... Depuis près de trois mois, le camp de réfugiés de Jénine est complètement vidé de ses habitants, seuls les soldats et les chars israéliens pouvant y pénétrer. Après avoir expulsé les 20 000 résidents du camp en janvier dans le cadre de ce qu’elle appelle l’opération « Mur de fer », l’armée israélienne a violemment empêché leur retour. Même les familles qui ont tenté de se rendre sur les tombes de leurs proches pendant l’Aïd Al-Fitr, à la fin du mois de mars, ont été chassées à coups de gaz lacrymogènes.

 

Israël affirme que l’opération est destinée à éliminer les résistants et à renforcer la sécurité israélienne dans la région. Mais il n’y a pas eu de résistance armée depuis que l’armée a déplacé la population, et Israël n’a pas fixé de calendrier pour son opération en cours dans le camp, ce qui laisse les habitants dans l’incertitude.

 

Après avoir fui leurs maisons sous les tirs israéliens, les habitants sont maintenant hébergés par des parents et des amis, dans des centres communautaires et des salles de mariage, ou tentent de trouver un autre logement dans la ville. Ils n’ont aucune idée de quand - ou si - ils seront autorisés à retourner chez eux.

 

« Nous avons été chassés de nos maisons sans aucun avertissement », raconte Mona Obeid, 63 ans, à +972. « Nous n’avons pas eu la possibilité d’emporter quoi que ce soit, pas même des vêtements. Nous n’avons aucune idée de ce qui se passe à l’intérieur du camp. Nous nous fions à quelques images et vidéos prises par des journalistes qui ont réussi à se faufiler à l’intérieur, à la recherche de tout ce qui pourrait nous montrer ce qui est arrivé à nos maisons et à nos quartiers ».

 

Ce que l’on peut déduire de ces images, c’est l’ampleur de la destruction que l’armée israélienne a opérée dans le camp afin de le rendre plus accessible à ses propres véhicules. L’armée a fait exploser des blocs résidentiels entiers et a détruit au bulldozer des rues et des ruelles étroites, tout en installant davantage de caméras de surveillance et en construisant de nouvelles tours de guet militaires.

 

Le maire de Jénine, Mohammad Jarrar, a déclaré à +972 que l’armée israélienne a entravé à plusieurs reprises les efforts des autorités locales pour réparer les infrastructures endommagées à l’intérieur du camp. « Chaque fois que nous avons tenté de réparer les lignes principales d’eau, d’égout et d’électricité, elles ont été détruites à nouveau en moins de 24 heures », a-t-il déclaré.

 

La tentative d’Israël de réaménager l’espace semble être une réponse directe au fait que la topographie du camp est profondément liée à sa résistance à l’occupation. Son réseau de ruelles, de maisons, de quartiers et de rues a permis des déplacements rapides et des tactiques d’attaque et de fuite, tout en fournissant une couverture efficace contre la surveillance des drones. Des brèches ont même été créées dans les murs des maisons pour permettre aux résistants d’échapper à la détection et de lancer des attaques surprises lorsque les soldats israéliens effectuent des raids dans le camp.

 

Le désir d’Israël de transformer le camp en un quartier « normal » comporte également un aspect politique. L’utilisation généralisée de tôles ondulées dans la construction, au lieu de la maçonnerie traditionnelle que l’on trouve dans d’autres zones urbaines, reflète la conviction persistante des habitants que leur logement est temporaire et qu’un jour, ils retourneront dans leurs villes et villages d’origine à l’intérieur d’Israël, d’où ils ont été expulsés il y a 77 ans par les milices sionistes.

 

Selon les médias israéliens, l’opération militaire menée à Jénine est une opération pilote que l’armée se prépare à déployer dans les 18 autres camps de réfugiés de Cisjordanie si l’un d’entre eux « fonctionne de la même manière que le camp de Jénine ». L’armée semble vouloir éliminer leur caractère distinctif afin d’abolir, au moins symboliquement, le droit au retour.

 

« L’occupation a menacé à plusieurs reprises de démolir le camp, mais cela s’est limité à des menaces et à des déclarations dans les médias », a déclaré Mohammad Al-Sabbagh, chef du comité populaire du camp, à +972. « Cependant, avec la dernière opération, nous voyons ces menaces devenir réalité pour la première fois.

« Les forces israéliennes suivent une stratégie claire sur le terrain pour vider le camp de ses résidents et le fusionner avec la ville », a-t-il poursuivi. « Plus ce processus se poursuit, plus il devient évident que les résidents déplacés sont poussés à accepter ces nouvelles conditions comme si elles étaient permanentes. »

 

Depuis le 7 octobre, les résidents ont été contraints de fuir leurs maisons dans le camp à plusieurs reprises, mais jamais aussi longtemps et à une telle échelle. Les incursions israéliennes répétées - accompagnées d’intenses bombardements aériens - ont détruit les infrastructures essentielles et entraîné l’effondrement des services de base, obligeant les résidents à s’habituer à chercher refuge à l’extérieur du camp.

 

« Nous avons une chambre dans la maison d’un parent dans le village de Kafr Dan où nous nous rendons chaque fois qu’il y a une invasion », a déclaré à +972 Mahasen Hassan, 43 ans, un résident du camp. « Chacun d’entre nous garde un sac de voyage rempli de produits de première nécessité à côté de lui pendant qu’il dort, juste au cas où ».

 

Aujourd’hui, Mme Hassan s’efforce de s’adapter à la vie en dehors du camp où elle est née et a grandi, ainsi qu’à l’exiguïté de la pièce où elle et ses quatre enfants sont hébergés. Elle se retrouve souvent à regarder une carte publiée par l’armée israélienne sur laquelle sa maison est marquée en rouge, signalant sa démolition imminente. « Quand allons-nous enfin poser ce maudit sac de voyage et rentrer chez nous ? » se demande-t-elle.

 

L’intégration géographique du camp dans la ville et les quartiers environnants a suscité un fort sentiment d’unité politique et sociale dans toute la ville de Jénine. Des grèves générales à l’échelle de la ville ont été organisées à plusieurs reprises lorsque le camp était assiégé ou qu’un résident était tué par les forces israéliennes. Après le début de la dernière invasion israélienne en janvier, le marché principal de la ville a été fermé pendant plus d’un mois en solidarité avec le camp, mais il a fini par rouvrir en raison de la durée de l’opération israélienne en cours et du fardeau économique que la grève a fait peser sur les résidents.

 

Cependant, de nombreux habitants restent attachés aux grèves. Un commerçant de la ville, qui a préféré garder l’anonymat, a déclaré à +972 : « Je ne peux pas considérer que ce qui se passe dans le camp est déconnecté de nous. Nous ne pouvons pas nous habituer à ce que les chars et les jeeps militaires fassent partie de la vie quotidienne de la ville ».

 

Majd Jawad est un journaliste indépendant originaire du village de Zir’in.

 

Traduction : AFPS
Publié par : +972 Magazine

 

 

 

 

 

 
Mis à jour le 07/05/2025

Mobilisation pour la souveraineté et l'intégrité des nations  

 

Ce texte, un appel à la prise de conscience des événements qui se déroulent en Europe Orientale, émane de M. Wlodzimierz Grudzinski et ses amis militants de la finance solidaire en Pologne et en Europe.

Pour le RIEH, ce texte s’inscrit dans le droit fil des convictions portées depuis les prémisses de l’économie humaine : les peuples, tous les peuples doivent pouvoir disposer par eux-mêmes de leur destin national et souverain, sans subir de menaces extérieures portant atteinte à leur intégrité.

Le RIEH s’associe donc à cet appel.

 

Appel aux organisations civiles, fondations et associations des pays européens face à l'agression de la Russie en Ukraine et aux défis auxquels l'Europe est aujourd'hui confrontée. La situation de l'Europe a changé. La Russie est en guerre contre l'Ukraine. C'est une guerre coloniale typique dans laquelle un empire en déclin tente de reconquérir ses anciens territoires conquis. Ce serait comme si aujourd'hui le Royaume-Uni tentait de conquérir l'Irlande ou la France l'Algérie.


Nous savons que c'est grâce au parapluie protecteur des États-Unis que les pays européens ont pu, pendant de nombreuses années, construire leur prospérité, développer la démocratie et les droits sociaux et civils, et maintenant notre allié, les États-Unis, nous a tourné le dos.
Le grand potentiel européen doit maintenant être utilisé pour construire une position de défense commune et forte afin de protéger toutes nos réalisations des dernières décennies. L'histoire européenne montre qu’on ne peut aider que ceux qui commencent à se défendre. C'est ce qui s'est produit le 24 février 2022 en Ukraine. Lorsque l'Ukraine a commencé à résister à l'agression brutale de la Russie et à défendre sa liberté et sa souveraineté, l'Occident, désireux de préserver l'ordre de paix d'après-guerre fondé sur le respect du droit international, s'est précipité pour lui venir en aide.


Nous, Européens, avons créé la région économiquement forte, démocratique et socialement la plus juste du monde. La base de ce succès était une communauté d'États pacifique. Cependant, cela pourrait être ruiné si l'Ukraine est forcée de capituler par ce qui serait la paix aux conditions de la Russie. La capitulation de l'Ukraine, causée par la violence et les crimes de guerre, signifierait une victoire de la force sur le droit, la fin d'un âge d'or de 80 ans de paix et de sécurité. La capitulation de l'Ukraine signifierait la fin d'une Europe de prospérité et de droits de l'homme, vers laquelle les gens d'autres parties du monde sont attirés avec espoir. Nous, les habitants des pays frontaliers, savons très bien ce qui va se passer ensuite. La guerre va arriver à nos portes.
Telles sont nos craintes. Vous ne devriez pas craindre que cette fois-ci, la guerre vienne à vous. Mais êtes-vous prêts à accepter une nouvelle vague de millions de réfugiés de guerre? D'abord d'Ukraine, puis des États baltes et de Moldavie, puis de Pologne, et enfin peut-être de Roumanie, de Hongrie, de Slovaquie, de République Tchèque et de Bulgarie ?
C'est pourquoi nous devons maintenant utiliser la forte position économique de l'Europe, acquise au fil de nombreuses années, pour mettre en place une capacité de défense européenne commune, tout aussi forte et dissuasive.


Nous lançons un appel à vous, organisations de la société civile, organisations professionnelles, fondations, associations, syndicats et fédérations des pays européens, pour que vous contribuiez activement à la compréhension sociale des défis auxquels l'Europe est confrontée aujourd'hui. Nous vous demandons de faire pression sur vos gouvernements, les institutions européennes et les membres du Parlement européen (MPE) pour qu'ils agissent rapidement afin de soutenir l'Ukraine dans sa résistance et de contribuer à la signature d'une paix juste. Ils construiront également une défense commune de l'Europe dans son ensemble, afin que la force ne recommence pas à primer sur le droit.


Informons les membres de nos organisations. Écrivons des lettres aux membres des parlements et aux députés européens. Sensibilisons le public aux dangers actuels et à la nécessité de prendre des contre-mesures. Organisons des rassemblements, des piquets de grève et des manifestations. Expliquons notre position dans les médias. Soutenons les candidats aux élections qui comprennent les dangers actuels et proposent des mesures adéquates. Utilisons tous les moyens disponibles pour expliquer à nos concitoyens qu'un effort de défense radicalement accru et accéléré en Europe - même s'il peut temporairement entraîner des inconvénients et des sacrifices - est une condition préalable à la survie de nos acquis, de notre démocratie et de notre prospérité.

 
Mis à jour le 08/04/2025
plaidoyer pour la Paix au Kivu

plaidoyer pour la Paix au Kivu  

 

Nous publions l'appel suivant qui émane du Groupe local de Kalehe, au Kivu. Il est particulièrement poignant. Dans l'organisation de la maison commune que propose l'économie humaine, la justice a toute sa place, même si notre réseau ne mène pas une réflexion et une action spécifiques dans ce domaine. Nous savons que nos amis se sont rapprochés des autorités coutumières et des autorités religieuses pour exiger du pouvoir en place que la justice soit exercée dans le respect des droits humains. Avec ces autorités, il visent à mettre en place ds instances de règlement des conflits sans recourir à la violence. Mais cette action de la société civile a évidemment des limites. C'est aux autorités publiques qu'il incombe d'organiser une justice humaine. Nos amis appellent aussi les institutions internationales à agir. Même si ces dernières ne peuvent intervenir directement pour rendre la justice, elles doivent s'assurer que les négociations entre les belligérants adoptent des dispositions pour que cessent les lynchages et l'arbitraire.

 

guillemets avant

bandeau GEV & GL

 

 

NOTE DE PLAIDOYER CONJOINTE DE L’ORGANISATION GROUPE ESPOIR DE VIVRE
ET LE GROUPE LOCAL DU RIEH KALEHE

SUR LE RÉTABLISSEMENT DE LA PAIX EN RDC

ET L’ACCÈS A LA JUSTICE DES POPULATIONS VICTIMES DES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME AU SUD-KIVU.

 

"Vivre sans justice, c'est vivre sans espoir"

 

L’organisation GEV (Groupe Espoir de Vivre) et le Groupe Local RIEH de Kalehe (Réseau International pour l’Économie Humaine) sont consternés par les actes de barbarie, les tueries publiques et les meurtres qui continuent à se produire dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu. Le bilan provisoire fait état d’au moins 100 personnes ayant déjà perdu la vie à cause de la justice populaire et des meurtres nocturnes.

 

La situation est dramatique depuis l’occupation de la ville de Bukavu et celle du Nord-Kivu : les prisons ont été ouvertes, tous les bandits et criminels armés sont sortis des prisons. Actuellement, la prison centrale de Kalehe, la prison centrale de Bukavu, la prison centrale du territoire de Kabare, celle de Walungu et celle de Goma sont vides. Chaque jour, il y a des meurtres et des assassinats au Sud-Kivu.

 

Depuis le mois de janvier 2025, la population traverse un calvaire avec un taux alarmant de tueries : les hommes armés s’introduisent dans les maisons des populations la nuit pour tuer, voler des biens de valeur et prendre tout ce qu’ils veulent chez des citoyens sans défense.

 

Du côté des populations, les jeunes du milieu s’organisent pour chercher les auteurs à l’aube. Ces derniers passent dans des quartiers pour fouiller les maisons à la recherche de voleurs armés qui opèrent la nuit. De ce fait, certaines personnes, lorsqu’elles sont suspectées d’être auteurs de vols ou pointées du doigt, sont directement jugées par la justice populaire et tuées avec des armes blanches (couteaux, machettes, fouets…). Les coups et blessures leur sont administrés !

 

La population de la province du Sud-Kivu vit sans justice. Les habitants sont victimes de l’injustice à ciel ouvert. Les rebelles reconnaissent qu’ils n’ont pas encore rétabli la justice : il n’y a pas d’O.P.J. ou d’agents de police pour sécuriser la population. La plupart des autorités civiles ont fui le milieu, et le contexte fait que la gouvernance bascule. Parfois, les Wazalendo déstabilisent les quartiers de la ville de Bukavu et des villages car ils sont autour des collines surplombant les zones occupées.

 

La présente note de plaidoyer s’adresse à toute personne ayant un cœur d’amour et de fraternité, qui peut agir et faire quelque chose pour sauver des vies humaines qui meurent impuissantes aux yeux de la communauté internationale, des diplomates accrédités en RDC et des responsables des Nations Unies qui observent les choses sans agir. Les personnes se déplacent, les familles se séparent, les communautés villageoises éclatent.

 

Les membres du Réseau International pour l’Économie Humaine, Groupe Local de Kalehe, ne cessent de dénoncer les violations des droits de l’homme en RDC, plaident pour le retour de la paix, sollicitent une assistance humanitaire aux familles des victimes et aux femmes touchées par cette tragédie de tueries, de viols, de violences sexuelles ainsi que de pillages.

 

La présente note de plaidoyer veut que toute personne puisse être solidaire avec la population de l’Est de la RDC afin de maintenir l’humanité en vie, s’investir dans la recherche de solutions pour sauver des vies qui périssent sans justice. Nous demandons que les tenants du pouvoir, à tous les niveaux, puissent s’investir pour aider cette population meurtrie du Sud-Kivu.

 

Chers amis et leaders mondiaux, la vie mérite d’être vécue ; elle est bonne quand on est heureux, mais elle est encore meilleure lorsque d’autres personnes sur la planète sont heureuses grâce à l’action de chacun.

Nous avons raison de vivre comme d’autres humains du monde. Le sang des innocents ne peut pas continuer à couler sans que les hommes et les femmes du monde réagissent pour mettre fin à ces actes ignobles en RDC.

Aimons-nous vivants.

Faisons chacun un effort pour restaurer la paix au Kivu.

Cultiver la paix partout dans le monde est une valeur.

 

 

Nous demandons :

La mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour établir les responsabilités de ces meurtres ;

L’implication de tous pour le retour de la paix au Sud-Kivu ;

Une assistance pour les familles des victimes et les personnes touchées par ces actes ignobles ;

L’institution d’une justice juste et équitable, même internationale, pour que les auteurs répondent de leurs actes.

Nous présentons nos sincères condoléances aux familles affectées.

Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à venir en aide aux familles endeuillées, victimes des meurtres et appauvries.

Que Dieu, le véritable consolateur, apporte réconfort à son peuple. Sauvons des vies dans le territoire de Kalehe et au Kivu.

 

Pour l'Equipe  :

Eric BISONGA/Président GEV et Coordonnateur du Groupe Local RIEH Kalehe.

Contacts : +243994138451, +243972076830, E-mail : groupeespoirrdc@gmail.com

 

guillemets arriere

 

 

 

 

 

 

 
Mis à jour le 02/04/2025

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